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Révisé : 16 juillet 2026

Record national du contre-la-montre de l'heure de Peter Megdal ÉTABLI le 14 octobre 2021

Par : Peter Megdal, Ph.D.

Comment utiliser cet article

Avertissement médical : Cet article est uniquement à des fins éducatives et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours votre clinicien pour des conseils personnalisés.

Points clés à retenir sur le plan clinique

  • Une fracture acétabulaire nette et sans décalage peut guérir grâce à la pratique du vélo d'appartement sans résistance, dans le cadre d'un programme de rééducation physique adapté à la douleur.
  • La pratique d'une activité physique par forte chaleur, sans avoir préalablement développé une tolérance à la chaleur, peut entraîner un épuisement rapide et une fatigue intense lors d'un effort physique prolongé.
  • Une anxiété intense avant l'épreuve et un manque de sommeil peuvent provoquer des crises de panique et nuire considérablement à la capacité à maintenir ses performances physiques lors d'épreuves d'endurance.

Lecture facile

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DÉDIÉ À : mon frère aîné, Eddie, décédé d'une maladie cardiaque à l'âge de 61 ans seulement. Le 21 décembre 2019.

Après avoir établi le record national para C5 en 2018, je m’étais fixé comme objectif de battre le record du monde en vigueur dans la catégorie des plus de 60 ans à l’occasion de mes 60 ans. Mais la vie réserve parfois des défis. Après avoir surmonté une infection qui a failli me coûter la vie en 2019, suivie d’une arthroplastie totale de l’épaule et, bien sûr, de retards dus à la COVID-19, je ne savais pas quand ni même si j’y parviendrais !

L'année dernière, en 2020, je me suis dit que j'allais quand même me lancer dans un entraînement intensif, même si toutes les salles de sport vélodromes étaient encore fermées à cause du virus. Mon entraînement a bien démarré, et je progressais au point de retrouver presque la puissance et la condition physique que j’avais en 2018, alors que j’avais 58 ans. J’en ai aujourd’hui 61. C’était de bon augure !
J'ai participé à quelques courses en début de saison et, en mai 2021, j'ai remporté un contre-la-montre avec une puissance équivalente à celle que j'avais atteinte lors de la course de 2017, sur le même parcours et à la même période de l'année. J'étais donc très motivé et je me suis dit : “ C'est parti ! ”.
Plus tard au mois de mai, j'ai terminé 3e lors d'une course contre la montre en côte sur la Kancamagus Highway, ce qui m'a conforté dans l'idée que tout allait bien… jusqu'à ce que je fasse une grave chute en juillet…

Je me suis cassé la partie de la hanche où le fémur s'articule avec le bassin, appelée acétabulum. J'étais anéanti et je ne savais pas du tout si j'allais pouvoir continuer. Mes médecins m’ont dit que je devrais bien m’en remettre, et que la fracture traversait le bassin de part en part mais sans déplacement. J’ai été autorisée à rouler sur un home trainer pendant six semaines sans résistance, mais cela ne représentait que 96 jours avant ma tentative de record. Je me suis dit que c’était vraiment stupide de continuer à essayer, car tout cela semblait tellement impossible – surtout sans connaître la durée de la convalescence.

Pour moi, la convalescence a été marquée par une douleur persistante. Je n’ai pas pu marcher pendant environ un mois, mais j’ai progressivement mis de plus en plus de poids sur ma jambe. Et j’ai participé à une course contre la montre un mois après l’accident, où j’ai terminé deuxième. Mais, ironiquement, j’utilisais encore des béquilles !

Tout était désormais prêt… J’ai continué à m’entraîner et j’ai décidé de me rendre à Aguascalientes, au Mexique, sur une piste couverte (vélodrome), pour tenter de battre le record du monde, avec le record national américain comme plan de secours. Le record du monde venait d’être battu en août de cette année, et un kilomètre avait été ajouté au parcours de l’heure. Cela rendait la tâche bien plus difficile. Même si mes entraînements progressaient, il me manquait encore un peu plus de 10% de la puissance prévue pour battre le record du monde.

J'ai poursuivi mon entraînement intensif, j'ai engagé un entraîneur d'athlétisme et je suis parti à Mammoth, en Californie, pour m'entraîner en altitude pendant deux semaines. Même si cette période n'était pas assez longue, j'avais besoin d'un coup de pouce, et c'était exactement ce qu'il me fallait. J'ai dormi dans une chambre d'altitude pendant trois mois, en espérant que cela me donnerait le petit plus nécessaire pour passer au niveau supérieur.

Malheureusement, j'ai fait un pas en arrière ! Ma condition physique semblait se dégrader jusqu'à ce que je redescende au niveau de la mer ; là, j'ai connu un véritable regain d'énergie et j'ai repris espoir.

Le grand jour approchait, et je suis arrivé au Mexique trois jours avant ma tentative. Les essais de mon premier jour se sont révélés encourageants, mes temps au tour dépassant largement le record du monde en vigueur – j’étais désormais très nerveux. Avant mon arrivée, je m’étais fait à l’idée que j’étais là uniquement pour m’entraîner et collecter des données. Courir en altitude, surtout si l’on n’y est pas habitué, c’est une tout autre paire de manches !

À l’approche du jour J, j’ai commencé à ressentir une angoisse sans précédent ! Je n’arrivais pas à dormir, et le lendemain, j’étais envahi par un sentiment de fatalité et une véritable panique. De toute ma carrière de coureur, je ne m’étais jamais senti aussi mal. Bien sûr, cela s’est traduit par une performance catastrophique et j’ai dû abandonner au bout d’environ 40 minutes. Le contre-la-montre d’une heure consiste à parcourir la distance totale en exactement une heure, contrairement à la plupart des courses où la distance est fixe et où c’est le temps le plus court qui l’emporte. Même si certains ont plaisanté en disant que j’avais battu le record parce que j’avais terminé l’heure en 40 minutes, ce n’est PAS du tout comme ça que ça marche ! Il était désormais temps de me ressaisir et de penser à demain. Il me restait une dernière chance avant que les officiels ne nous quittent pour rentrer chez eux. L’UCI, l’instance internationale du cyclisme, supervise ces épreuves et plusieurs officiels étaient présents pour peser et mesurer le vélo ainsi que chronométrer l’épreuve. Des équipes de secouristes étaient également sur place en cas d’accident ou d’autres problèmes médicaux graves.

Jeudi 14 octobre à 12 h 30, je suis sur la piste, prêt à repartir, cette fois-ci avec le rythme du record national bien ancré dans ma tête. Nous chronométrons nos temps au tour et comptons les tours pour évaluer notre progression, car les compteurs de vélo sont interdits pour une bonne raison. Il faut rouler le plus près possible de la ligne noire inférieure, avec quatre virages par tour… soit quatre virages tous les 250 mètres. On a le vertige au bout d’une heure à faire ça !

Je ne l’avais pas compris à l’époque et je me suis rendu compte plus tard, après analyse, que les températures élevées sur la piste allaient être mon talon d’Achille. Je m’entraînais dans le Massachusetts et le New Hampshire, où, à cette période de l’année, les températures extérieures avoisinaient les 50 ; je n’avais aucune tolérance à la chaleur pour des températures supérieures à 80 F. Et il s'est avéré que mes essais du lundi avaient eu lieu par une température de 73F et n'avaient duré que 16 minutes. – Je m'étais fait des illusions et j'étais trop sûr de moi !

Lors de ma deuxième tentative, j'étais moins nerveuse et plus confiante dans ma capacité à y arriver ! Je réalisais des temps inférieurs aux 20 secondes nécessaires pour battre le record national en vigueur et je me sentais bien. Malheureusement, une heure, c'est long, et au bout de 40 minutes, j'ai commencé à faiblir – et à faiblir rapidement. Je perdais entre 1 et 2 secondes par tour et je ne savais pas combien de temps je pouvais encore perdre tout en battant le record – Oh mon Dieu, est-ce que ça va encore arriver ? Est-ce que je vais échouer ? Après une année d’épreuves et de tribulations, entre infection et fractures… allais-je quitter le Mexique avec pour seuls bagages des souvenirs et des données… Je n’en avais tout simplement aucune idée !

À mesure que l'arrivée approchait, mon impatience grandissait. Je souffrais énormément de deux façons : mes ischions semblaient être écrasés sous le poids de mon corps (en raison de l'inclinaison prononcée des virages, on subit des forces g importantes à chaque tour), et je ne parvenais pas à trouver de soulagement. J’ai d’abord essayé d’ajuster légèrement ma position, ce qui est pratiquement impossible quand on tente de rester sur une ligne noire de 2 pouces, et où le moindre mouvement du corps peut aggraver la douleur. traînée aérodynamique, ce qui va me ralentir. L'autre problème, c'était l'épuisement pur et simple ; alors que j'aurais dû faire de longues sorties d'endurance et travailler ma condition physique, j'étais en béquilles et je me remettais d'une fracture de la hanche – je n'en avais tout simplement pas la force, ou du moins c'est ce que je croyais !

Et j’ai donc continué, perdant du temps à un rythme qui donnait l’impression que tous ces efforts n’auraient servi à rien. Le règlement technique n’autorisait pas les mises à jour cumulatives de la distance parcourue, je n’en savais donc vraiment rien. La foule s’est mise à m’acclamer de plus en plus fort à mesure que j’approchais de la barre de l’heure. Il ne restait plus que 5 minutes…J’étais à bout… sans énergie, souffrant, zigzaguant sur la piste juste pour essayer de terminer… priant pour que retentissent la cloche et le coup de pistolet. Dans cette course, on a droit à un tour de cloche lorsque les officiels estiment que l’heure est écoulée, et à un coup de pistolet lorsque l’heure est écoulée, même si l’on n’a pas franchi la ligne d’arrivée avant. Cependant, pour que le chronométrage soit officiel, il faut boucler ce tour à pleine vitesse. C’est donc la seule course où l’on doit continuer à courir alors que la course est techniquement terminée – même si ce n’est que sur quelques mètres.

Je l'ai fait !

J'ai parcouru 44,935 kilomètres, soit 27,9 miles, en une heure. Les émotions ont commencé à monter avant même que je n'aie franchi la ligne d'arrivée, puis elles se sont déchaînées après. Après tout ce temps, tous ces efforts et toutes ces souffrances endurés pendant l'entraînement et la course, je n'ai pas pu me retenir. C'était enfin terminé, et je figure désormais dans l'histoire des records cyclistes. Dieu merci, c’est fini…

Bon, je pars passer des contrôles antidopage et me reposer en vue de l'année prochaine… oui, je vais retenter ma chance… allez comprendre !

Je tiens à exprimer ma gratitude et mes remerciements à ma femme, Maria Papola Megdal, pour son soutien et les excellents soins qu’elle m’a prodigués tout au long de mon entraînement et de la course. Elle a porté mon équipement, m’a communiqué mes temps au tour, m’a donné tout son amour et bien plus encore, sans jamais douter de moi. Je tiens également à remercier les nombreux amis que je me suis faits lors de cet événement, ainsi que Juan Carlos Esparza. Sans son aide, cet événement n’aurait pas pu avoir lieu ; il était le « concierge » mexicain et a fait tout ce qui était nécessaire pour assurer la coordination transfrontalière. Et merci à Aron Seiken pour tout son soutien et pour avoir coordonné la partie américaine de ma tentative de record – Aron a également établi plusieurs records du monde sur les distances de sprint, alors félicitations à lui et à tous les autres athlètes qui ont tenté leur chance cette semaine.

Peter Megdal

Analyse approfondie

Note de transparence : Cet article a été rédigé à l'aide d'outils d'intelligence artificielle. Le contenu final a été soigneusement relu et corrigé par l'auteur, qui en assume l'exactitude. Ce site est soutenu par un Comité consultatif de chercheurs. L'ensemble de ce contenu est fourni à titre purement éducatif et ne constitue en aucun cas un avis médical.

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